Mardi 9 mars 2010
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L'évolution du secteur bancaire aux Etats-Unis manifeste depuis plusieurs décennies une grande constance à se concentrer: en 1990. la FDIC assurait encore plus de 15'000 institutions alors qu'à
la fin de l'année 2009 le nombre dépassait à peine les 8'000, soit une réduction de presque la moitié en l'espace de vingt ans. Le but de ce billet est de voir comment la crise actuelle influe
sur cette dynamique.
L'évolution du nombre de banques se réalise au travers de trois dynamiques:
- Les créations
- Les fusions
- Les fermetures
Voici leur évolution combinées pour ces cinq dernières années:
L'impact de la crise est très net depuis l'année 2008 où l'on voit le nombre de fermetures augmenter progressivement et à l'inverse les créations diminuer progressivement jusqu'à disparaître
presque complètement du paysage à la fin 2009. Seul les fusions se maintiennent, quoique à un rythmne moins élevé.
Voyons maintenant comment le chiffre global du nombre de banques assurées par la FDIC évolue sur une période plus longue. J'ai ajouté l'évolution de la moyenne des dépôts couverts par le fond
d'assurance (Bank Insurance Fund).
La contraction du secteur est quasi linéaire et on voit à peine se dessiner une légère accélération depuis l'année 2008. A l'inverse, la moyenne des dépôts assurés par banque révèle une
progression constante avec un saut en 2009 du fait du relèvement de la garantie bancaire. La conséquence pratique de cette évolution est que les pertes par banque liquidée risquent fort d'être
tendanciellement plus élevées. Cela ne se voit pas dans les statistiques car très peu de banques ont été fermées les années précédent la crise des subprimes (et même suite à l'explosion
de la bulle de l'Internet). Mais on comprend mieux pourquoi les coûts des fermetures sont en moyenne si élevés.
L'offre bancaire aux Etats-Unis est encore pléthorique avec une multitude de petites institutions bancaires. On peut donc s'attendre à ce que la concentration du secteur bancaire se poursuive à
un rythme soutenu pendant encore de nombreuses années, d'autant plus que la FDIC peine à suivre le rythme imposé par le déroulement de la crise.
Par FabCH
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